Dimensionnement d’ouvrage d’infiltration des eaux pluviales
Pour obtenir le meilleur ouvrage d’infiltration, donnez-lui de l’herbe ! Le dimensionnement des ouvrages d’infiltration est une étape essentielle pour garantir une infiltration efficace tout en réduisant les risques d’inondation et en préservant les ressources en eau. La gestion durable des eaux pluviales est un élément clé dans le contexte du changement climatique. Un ouvrage d’infiltration est souvent présenté selon volume, le volume est une notion tangible et rassurante pour nos cerveaux humains : un volume déborde, donc problème de volume, ajoutons un volume d’infiltration… c’est logique, rationnel et assez fondamentalement faux.
Surface ou volume : comment dimensionne-t-on vraiment un ouvrage d’infiltration ?
En effet, une inondation est provoquée par une charge de l’écoulement supérieure au terrain naturel, c’est donc surtout un problème d’hydraulique, de ligne piézométrique. Et pour infiltrer le plus possible, il ne faut pas avant tout un gros volume mais une grande surface d’espaces verts par exemple ! Bonne nouvelle, cela rime aussi avec la solution la plus économique et la plus naturelle (peu de terrassement), tirant parti des capacités fascinantes de la terre végétale dès les premiers centimètres du sol. La clé étant de disposer d’un ratio surface active / surface d’infiltration si possible inférieur à 7 ou encore mieux à 5.
Nos solutions reposent sur une approche technique rigoureuse intégrant :
- Une caractérisation précise des bassins versants et de leurs fonctionnements.
- Une analyse détaillée de la topographie existante pour valoriser le principe de base : « l’eau coule vers le point bas » et donc doter chaque surface non imperméabilisée d’une fonction d’infiltration des eaux de pluie.
- L’application des réglementations en vigueur pour assurer la conformité.
- Des infrastructures adaptées à chaque projet, qu’il s’agisse de zones urbaines, industrielles ou naturelles en pensant toujours à la multifonctionnalité des espaces.
Qu’est-ce qu’un bassin versant et comment le délimiter ?
Le bassin versant représente l’unité géographique sur laquelle se base l’analyse du cycle hydrologique et de ses effets : il peut être considéré comme une surface élémentaire hydrologiquement close, c’est-à-dire qu’aucun écoulement n’y pénètre de l’extérieur et que tous les excédents de précipitations s’évaporent ou s’écoulent par une seule section à l’exutoire.
Le bassin versant est donc défini comme la totalité de la surface topographique drainée, entièrement caractérisé par son exutoire, à partir duquel nous pouvons tracer le point de départ et d’arrivée de la ligne de partage des eaux qui le délimite.
Généralement, la ligne de partage des eaux correspond à la ligne de crête. On parle alors de bassin versant topographique. En milieu urbain, le bassin versant est façonné par les aménagements anthropiques (bordures, avaloirs, tuyaux, trop-plein, etc), souvent imperméabilisé, réduisant ses capacités naturelles à l’infiltration et au ralentissement des flux d’eau.
Qu’est-ce que le facteur de charge d’un ouvrage d’infiltration ?
Le facteur de charge d’un ouvrage d’infiltration est le rapport entre la surface active – soit la surface qui « amène de l’eau de pluie » – et la surface destinée à l’infiltrer.
Et si le sol n’est pas perméable ? Infiltrer reste possible dès 5 mm/h
Bonne nouvelle, avec un facteur de charge inférieur à 5, dans l’immense majorité des territoires sur lesquels nous intervenons, la perméabilité d’un sol n’aura qu’une importance très relative pour la faisabilité d’une infiltration : même des valeurs de l’ordre de 5 mm/h permettront de gérer durablement les eaux de pluie par infiltration.
Pourquoi choisir un ouvrage d’infiltration plutôt qu’un rejet au réseau ?
L’infiltration réduit les risques d’inondation et la saturation des réseaux
Les ouvrages d’infiltration permettent d’éviter la saturation des réseaux, limitant ainsi les risques de ruissellement excessif et de crues urbaines. En dirigeant les eaux de pluie directement dans la terre, ils contribuent à une gestion naturelle des eaux pluviales.
L’infiltration recharge les nappes phréatiques et limite l’érosion des sols
En favorisant l’infiltration de l’eau directement dans la terre, ces systèmes contribuent à la recharge des nappes phréatiques tout en prévenant l’érosion des sols et la pollution des cours d’eau.
L’ouvrage d’infiltration s’inscrit dans une gestion intégrée des eaux pluviales
Contrairement aux alternatives d’évacuation traditionnelle, les ouvrages d’infiltration permettent de réduire les débits de rejet et d’optimiser l’utilisation de l’eau sur site. Ils peuvent s’intégrer à des écosystèmes urbains et paysagers pour des aménagements multifonctionnels.
Quels types d’ouvrages d’infiltration des eaux pluviales choisir ?
Les systèmes utilisés pour des infiltrations sont variés et doivent être choisis en fonction des contraintes locales, de la perméabilité de la terre et du volume d’eau à traiter.
L’espace vert en creux : l’ouvrage d’infiltration le plus économique
- Capte et stocke l’eau temporairement avant d’infiltrer progressivement.
- Utilisé dans les zones commerciales, routes et parkings.
La noue et le fossé végétalisé : diriger, filtrer et infiltrer les eaux pluviales
- Dirigent et filtrent l’eau avant son infiltration.
- Améliorent la biodiversité urbaine et réduisent les îlots de chaleur.
La tranchée drainante et la structure alvéolaire : infiltrer en espace contraint
- Solution compacte pour espaces contraints (routes, parkings, zones industrielles).
- Favorise un stockage et une infiltration rapide.
Comment dimensionner un ouvrage d’infiltration des eaux pluviales ?
Le calcul du dimensionnement repose sur plusieurs critères :
- Surface de l’ouvrage = critère numéro 1 à maximiser
- Pluviométrie locale : Quantité de précipitations à infiltrer.
- Type de sol : Perméabilité et capacité d’infiltration.
- Superficie du bassin versant : Surface contribuant au ruissellement.
Notre équipe de passionnés de l’eau de pluie conçoit des ouvrages sur-mesure en utilisant des modèles hydrologiques adaptés et en respectant les obligations réglementaires en vigueur.
Quelle réglementation encadre un ouvrage d’infiltration ?
La conception d’un système d’infiltration doit répondre aux exigences réglementaires en matière de gestion des eaux pluviales, notamment :
- Code de l’environnement : Gestion des eaux et prévention des inondations.
- SDAGE, SAGE
- Normes locales d’urbanisme : PLU, zonage et schémas directeurs.
Exemples d’ouvrages d’infiltration conçus par NCA environnement
Gestion des eaux pluviales en zones commerciales
- Mise en place de bassins d’infiltration et noues végétalisées.
- Objectif : Réduction des rejets en réseau et préservation des espaces verts.
Aménagement de parkings avec solutions d’infiltration
- Structures alvéolaires ultra-légères sous chaussée.
- Réduction des ruissellements et recharge des nappes phréatiques.
Pourquoi choisir NCA environnement ?
Adaptation
Capacité de vulgarisation et adaptation du vocabulaire
Solutions adaptées
Recherche de solutions simples, économes en ressources et multifonctionnels pour valoriser l’eau comme bien commun
Durabilité
Intégration d’aménagements durables et esthétiques.
Expertise
Expertise technique en hydraulique et infiltration.
Alternatives
Alternatives adaptées aux enjeux locaux et aux réglementations.
Contactez-nous !
Vous souhaitez une étude personnalisée pour le dimensionnement de votre ouvrage d’infiltration ? NCA environnement est à votre service !
